Nous sommes des acteurs de l’économie réelle.

juin 23, 2009

Commerce – Artisanat :

Nous sommes des acteurs de l’économie réelle.

 Notre classe sociale est active et travailleuse, elle ne demande ni aumône ni charité, mais demande que les dirigeants du pays créent un environnement favorable et les conditions à même de résoudre les difficultés et les problèmes auxquels elle est confrontée dans l’exercice de son activité.

 L’image que l’on se fait de l’artisan ou du commerçant est celle d’un nanti qui possède pignon sur rue sa voiture et un solide compte en banque, on leur envie une certaine liberté sans chercher à savoir le prix qu’elle leur coûte.

 Être commerçant, artisan ou profession libérale sont des métiers durs aux complexités indiscutables ou l’empirisme et la chance ne compensera jamais la compétence et l’expérience.

  La majorité est avant tout une classe laborieuse qui ne ménage pas ses efforts et sa peine, combien de personnes se rendent compte que nos heures de travail ne sont ni comptées ni rationnelles.

 Excédées par des procédures judiciaires consécutives à l’ajustement nécessaire de l’emploi aux impératifs de la production et de l’activité, handicapées dans son développement, paralysées par des réglementations délirantes, la quasi-totalité des recettes des petits entrepreneurs est consacrées aux payes et aux charges sociales, le reste à la fiscalité,

 Au paiement des cotisations personnelles alourdissantes, s’ajoute la gestion de la TVA pour le compte de l’Etat et aux multiples frais annexes, banques, cabinets comptables, centres de gestion, honoraires divers etc.

Certains de nos collègues n’ont même pas un reliquat de salaire pour vivre, car l’intégral des maigres bénéfices est consacré au budget de l’Etat.

 90% des entrepreneurs se voient imposer des mesures réglementaires coercitives permanentes décidées par des technocrates bien à l’abri derrière les cabinets feutré des ministères.

 Souvent avec la connivence de certaine organisation patronale  dites représentatives qui prétendent parler au nom des petites entreprises. Les mêmes qui ont laissé asphyxié nos pompistes indépendants, une partie de nos PME, lapidé le commerce de proximité, anesthésié l’artisanat, et bradé nos retraites, faisant fi de nos réelles difficultés.

 Quelque soit la gouvernance notre classe sociale paye et payera le déficit, l’assistanat et une pseudo solidarité nationale, le tout appliqué systématiquement de manière impitoyable et sans discernement.

 C’est aux gouvernants qu’il appartient de nous écouter et de trouver des dispositions ajustées à nos petites entreprises avant qu’il ne soit trop tard !

Faut-il encore une volonté politique est-ce le cas aujourd’hui ?

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